Défaillances d’entreprises en 2026 : pourquoi la stabilisation ne signifie pas la fin de la crise

Après plusieurs années de forte hausse, les défaillances d’entreprises semblent ralentir en 2026. Pourtant, cette stabilisation ne signifie pas que la crise est terminée.

Les dernières statistiques montrent que le nombre d’entreprises concernées par une procédure collective reste proche de ses plus hauts niveaux historiques. Autrement dit, les difficultés persistent et de nombreux dirigeants doivent encore faire face à des tensions de trésorerie importantes.

Une stabilisation qui reste relative

Des niveaux toujours historiquement élevés

La stabilisation observée en 2026 ne correspond pas à une baisse marquée des défaillances.

Selon la Banque de France, le nombre de défaillances sur douze mois reste proche de 70 000 entreprises, un niveau très supérieur à celui observé avant la crise sanitaire.

Les études Altares confirment cette tendance. Au premier semestre 2026, 37 700 entreprises ont fait l’objet d’une procédure collective, soit environ 1 500 de plus qu’à la même période en 2025. Le deuxième trimestre reste lui aussi orienté à la hausse, même si le rythme ralentit légèrement.

La crise évolue donc, mais elle ne disparaît pas.

Pourquoi les entreprises continuent-elles de faire défaut ?

Plusieurs facteurs continuent de fragiliser les entreprises :

  • une consommation encore hésitante dans certains secteurs ;
  • le remboursement des prêts garantis par l’État (PGE) ;
  • des coûts de financement plus élevés ;
  • la hausse de certaines charges d’exploitation ;
  • des difficultés persistantes de trésorerie.

De nombreuses entreprises avaient résisté grâce aux aides exceptionnelles mises en place après la crise sanitaire. Aujourd’hui, elles doivent faire face à des remboursements, à des marges plus faibles et à un accès au financement parfois plus difficile.

Quels secteurs restent les plus exposés ?

Les procédures collectives concernent principalement les très petites entreprises, mais les PME sont également sous pression.

Les secteurs de la construction, du commerce, de la restauration, des services aux entreprises et du transport figurent parmi les plus touchés. Les entreprises ayant une faible trésorerie ou une forte dette bancaire restent particulièrement vulnérables.

Même une entreprise qui continue à réaliser du chiffre d’affaires peut rencontrer des difficultés si ses marges diminuent ou si ses charges augmentent plus rapidement que ses revenus.

Comment réagir avant qu’il ne soit trop tard ?

Anticiper les difficultés

Face à une baisse de trésorerie, il est préférable d’agir rapidement plutôt que d’attendre les premiers impayés.

Le dirigeant peut notamment :

  • établir un prévisionnel de trésorerie ;
  • négocier avec ses banques ou ses principaux créanciers ;
  • demander des délais de paiement lorsque cela est possible ;
  • analyser la rentabilité réelle de son activité.

Lorsque les difficultés restent temporaires, une procédure de conciliation peut permettre de négocier un accord confidentiel avec les principaux créanciers avant qu’une procédure collective ne devienne nécessaire.

Quand envisager un dépôt de bilan ?

Agir avant la cessation des paiements

Une entreprise qui ne peut plus régler ses dettes exigibles avec sa trésorerie disponible est en cessation des paiements.

Lorsque cette situation est caractérisée, le dirigeant doit généralement effectuer une déclaration de cessation des paiements dans un délai de 45 jours afin que le tribunal puisse examiner la situation et, selon les cas, ouvrir un redressement ou une liquidation judiciaire.

Les statistiques montrent que les défaillances restent durablement élevées en 2026. Plus les difficultés sont prises en charge tôt, plus les chances de préserver l’activité sont importantes.

Vous rencontrez des difficultés de trésorerie ou vous vous interrogez sur l’opportunité d’un dépôt de bilan ? Contactez-nous pour faire le point sur votre situation et identifier les solutions les plus adaptées.

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